Titre : Quand
le fil de la destinée est coupé…
Auteur :
Tenshi
Chapitre : Oneshot
Genre :
PG-13, Romance… Death Fic
Couple : Clow Reed/Yuë
Disclamer : Yuë est à moi, rien qu’à moi… non ? T_T, Ah oui, le
personnage, les personnages ne m’appartiennent mais appartiennent à Clamp… Ce
n’est pas juste T_T…
Information : Les
informations sur les Parques sont tirées de recherches sur le net. Voici le
site : http://grenier2clio.free.fr/grec/moires.htm,
site que je remercie...
Quand le fil de la destinée est coupé…
Un battement de cœur, deux
corps qui se mêlent l’un à l’autre, un soupir, un gémissement, un corps qui se
cambre, deux essences qui se mélangent l’une à l’autre, voilà ce qui se dessine
à nos yeux en cet instant. Un ébat amoureux de deux êtres aimants qui partagent
leur amour en une union passionnée, en une union irréelle, mais en une union
sincère et envoûtante. Sous des draps de soie blancs, deux ombres entremêlées
s’esquissent alors que la lune éclaire de sa lumière pâle ces êtres
chimériques. Un autre gémissement, un nom : « - Clow… ».
Un corps qui se tend, l’extase puis le silence. Un silence entrecoupé par un
souffle haletant. Un autre corps se redresse d’un coup, une délivrance, une seconde
extase et de nouveau la sérénité. Deux souffles rauques rompant le silence,
signe de la fin d’une union. Un mot, une déclaration, un nouveau calme, un
repos mérité. Les deux hommes s’enfoncent peu à peu dans le sommeil, Morphée,
seigneur de ce monde, les emprisonne petit à petit, les capture pour leur
offrir un repos bienheureux, un repos marqué par le sourire de deux visages…
C’est ainsi que débute la
nuit de ces deux amants. Un ébat, un échange sincère clôturé par un sommeil
mérité. Le temps est donnée intarissable qui, lorsqu’on l’oublie, vient
s’imposer à nous avec douleur parfois, malheur d’autres fois, ou réjouissance
de temps en temps. C’est ce qui allait arriver à ce couple sorti d’un autre
temps, un couple si irréel que la réalité semble vouloir les rattraper pour
leur imposer le concept de l’existence, et ce d’une manière unique et
impensable. Durant le sommeil de ce couple paisible, les minutes s’égrainent,
les heures s’écoulent, la lune suit sa route. Vingt-deux heures, minuit, une
heure. Le temps ne cesse de s’écouler et entoure les deux hommes de son voile
invisible. Soudain, le gémissement d’un éveille l’autre. L’homme à la longue
chevelure d’argent se redresse et fixe son amant toujours endormi. Son regard
est inquiet, sa main qui se pose sur le front du brun assoupi en est la preuve,
un mot, une intonation : « - Clow… ».
Mais il n’y a pas de réponse, simplement un autre gémissement. Le temps est
chose à laquelle on ne peut échapper, qu’on l’ait oublié ou pas, nous sommes
tous égaux devant lui…
Yuë, de plus en plus inquiet, se lève, revêt sa longue
tunique blanche. Il doit aller chercher de l’eau, quelque chose pour poser sur
le front brûlant de l’homme qu’il aime. Qu’était-il en train de se
passer ? Pourquoi maintenant alors qu’avant ce somme tout allait
bien ? Que d’interrogations et aucune réponse ? L’argenté ne
comprenait pas, non, en fait, c’était pire que cela, il était complètement
perdu dans cette réalité qui s’était imposée un peu trop brusquement à lui,
alors qu’il s’éveillait tout juste d’un rêve fantastique et merveilleux. Le
jeune homme, l’esprit perturbé par ses questions sans réponse, finit par
pénétrer dans la cuisine. Il avait traversé un long couloir, tourné une fois à
droite, descendu un escalier pour tourner directement à droite. Ce chemin, il
le connaissait par cœur, il n’avait pas besoin de regarder où il se dirigeait
pour savoir où il allait. Par pur automatisme, il s’orienta vers le placard de
droite, il sortit un verre. Le verre pris, il dévia vers l’évier, rempli le dit
verre d’eau et quitta la pièce, toujours tel un automate, plongé encore une
fois dans ses pensées. Il finit alors par arriver dans la salle de bain, après
avoir fait le chemin inverse, il se saisit d’un gant de toilette qu’il
humidifia, d’une petite bassine qu’il remplit d’eau froide. Le tout prêt, il
reprit simplement la direction de la chambre…
Son entrée dans la pièce fut
ponctuée par un autre gémissement. Yuë, de plus en
plus inquiet, manqua de lâcher la bassine et le verre d’eau pour se précipiter
vers l’endormi qui, en l’espace de quelques minutes, avait le corps en sueur et
la peau encore plus pâle qu’à son habitude. Les interrogations amplifièrent,
les inquiétudes se multiplièrent, l’argenté ne comprenait pas. Que s’était-il
passé ? Cette question s’imposait toujours et encore lui. Mais aucune
réponse, même pas un petit indice, rien, absolument
rien. Il se dirigea sans la moindre hésitation mais avec un semblant de panique
vers le lit. Il posa sur la table de nuit à sa gauche, la bassine et le verre.
Il prit ensuite le gant qu’il posa sur le front de son amant. Son regard
bleu/gris transparent se posa sur ce dernier. Il ne savait pas quoi faire, ne
comprenait pas ce qu’il se passait. Il était perdu, et donc désordonné. Qui
aurait put penser cela de cet être né de magie toujours sûr de lui et qui
semblait avoir un parfait contrôle sur ses sentiments ?...
« - Clow
… réveille-toi ! »
Une main se glissa sous le
corps souffrant, elle le souleva un peu, essayant par cette manière de faire se
réveiller l’endormi. C’est alors qu’un autre gémissement se fit entendre, deux
prunelles noires se dévoilèrent peu un peu et un sourire souffreteux se dessina
doucement. Une main se glissa alors dans les longs cheveux d’argent qui se
trouvaient devant lui et ce dans un effort considérable. Cela était partit
d’une simple volonté, un désir, le brun voulait rassurer son amant, ne plus
voir dans ces perles éclatantes, cette inquiétude et cette tristesse. Ce
n’était certes pas la meilleure des solutions, mais c’était celle qui était
venue du cœur, celle qui ornait ce geste d’une pureté douce et enchanteresse.
Mais la main fut saisie, et reposée avec délicatesse sur le lit. Un sourire inquiet,
un regard partagé, furent la suite de cette scène silencieuse. Et le silence
mourut, un mot, une phrase, une requête suffit à cela…
« - Ne bouges pas !
S’il te plait… »
La main qui avait ramené sa
jumelle sur le lit se dirigea vers la table de nuit. Elle prit le verre d’eau
et le guida vers les lèvres de l’homme que son autre main surélevait toujours.
Le regard gardait la même lueur d’inquiétude alors que le teint de son amant se
faisait de plus en plus transparent. Que pouvait-il bien se passer ?
Encore cette question qui hantait sa conscience. Cette question sans réponse,
cette question qui devenait douleur…
« - Bois un peu… »
Au soulagement de Yuë, Clow acquiesça et obéit
même. Deux gorgées, juste deux gorgées furent bues avant qu’une crise de toux
pousse l’argenté à séparer les lèvres de son amant du
verre d’eau. Il fut alors posé sur la table de nuit à nouveau et le brun
redressé un peu mieux pour ne pas qu’il s’étouffe. Que devait-il faire ?
Il ne le savait pas. Comment aurait-il put savoir puisque depuis sa naissance,
c’était la première fois qu’il voyait l’être aimé dans une santé aussi fragile.
Alors, inévitablement, toujours la même question s’imposait à lui. Encore ces
mots assemblés qui ne semblaient pas vouloir trouver leurs compagnons dans une
réponse. Son regard toujours plus inquiet se posa alors dans le regard pratiquement
opaque de son créateur, son ami, son amant…
« -
Qu’as-tu ? »
Trois mots, un point
d’interrogation, un simple résumé de ce qui torturait l’être magique à ce
moment précis. Et la réponse ? Un sourire, un corps qui se redresse
difficilement et un baiser sur le front. Clow ne prit
pas la parole, malgré l’opposition de Yuë à ce qu’il
se lève, le mage se glissa hors du lit. Il passa sa robe de chambre de soie noire.
Il serra la ceinture avant de se tourner vers le jeune homme qui venait de
s’asseoir sur le lit, presque interdit et encore plus perdu. Le brun ne fut pas
surpris de voir l’argenté réagir de la sorte. Il le connaissait mieux que
n’importe qui, il l’avait conçut, vu évoluer et aimé, plus qu’un fils, plus
qu’un ami, comme un amant. Il se rapprocha de lui d’un pas léger. Il donnait
l’impression d’être un fantôme tellement son teint était pâle. Clow s’installa à côté de Yuë,
glissa deux doigts dans sa chevelure et remit une mèche en place… Oui, ce
garçon issu de sa magie n’était pas que le garçon réfléchi que tout le monde
voyait tous les jours. Il cachait au fond de lui un cœur bien plus profond que
l’imagination ne le laissait le voir.
« -Yuë,
ne t’inquiète pas, tout va bien… » Un doigt passa sur des lèvres qui
s’apprêtaient à protester. « - Oui, je sais, les apparences sont contre
moi, mais je t’assure que tout va bien. »
« - Mais ? …
Comment tu peux des choses pareilles Clow ? Je
ne suis pas idiot et encore moins dupe. Comme tu dis, les apparences son contre
toi et ce que je vois ne me dit pas que tout va bien ! Pour moi, rien ne
va, tu es malade ! Mais c’est arrivé si vite… Je ne… »
« - Chut ! Tu me
fais confiance non ? Si je te dis que tout va bien, qu’il n’y a rien
d’in… »
Une crise de toux malvenue
coupa le sorcier en pleine explication. Lui qui voulait convaincre son amant
que tout allait bien, ce n’était vraiment pas gagné sur le coup. Mais le brun
se ressaisit. Il le faillit bien vu la réaction de son vis-à-vis. Lui aussi
blêmissait, peut-être pas pour les même raison que lui, mais il blêmissait. Clow comprenait parfaitement les craintes de Yuë mais comment lui expliquer que ce qui se passait était
écrit depuis la nuit des temps ? Comment lui faire comprendre que rien
n’est éternel que pour toute chose, il y a un début et une fin ? Comment expliquer
à un être dont la naissance n’est due qu’à la magie que personne n’échappe au
temps qui s’écoule ? C’était impossible pas directement, il fallait du
temps et de cela, il n’en possédait plus assez. Peut-être aurait-il du lui en
parler avant ? Mais avec des peut-être, il aurait put changer beaucoup de
choses. Il était trop tard à présent, il devait le rassurer, le calmer et
l’aimer. Juste cela avant que le moment de couper son fil ne soit venu…
~ Yuë,
les aiguilles du temps ne s’arrêtent jamais. Un temps pour chaque chose, une
durée déterminée par les tisseuses du destin. Si je t’expliquais cela tu me
rétorquerais que je suis le plus grand magicien, que je suis au dessus de cela
avec mes pouvoirs. Mais comment t’expliquer que je ne suis au dessus de
rien ? Comme t’expliquer que bientôt, très bientôt, un tisseuse prendra
son ciseaux et qu’elle coupera ce fil qui me relie à la vie, et ainsi à
toi ? Comment… ? ~
Les Parques ou les Moires,
voilà de quoi Clow parlait en songeant à ces
tisseuses du destin. Connu sous le nom de Clotho, Lachesis, Atropos (Nona, Decima et Morta chez les
romains), chacune d'entre elles avaient un rôle bien précis. La première qui
filait les jours et les évènements de la vie, la seconde, enroulait les fils et
tirait les sorts et enfin la dernière, elle, coupait avec des ciseaux le fil de
la vie. Clow savait depuis un certain temps que son
fil était sur le point de rompre. Et il réalisait que bientôt était finalement
aujourd’hui. Mais voilà, comment expliquer à un être qui vous croyait éternel
que avant le levé du soleil, Atropos aura coupé son fil et qu’il ne le
reverrait plus ? Plus il regardait Yuë, plus son
interrogation grandissait. Il devait donc crever l’abusait, mais doucement,
pour ne pas faire mal, même si cela faisait toujours mal, il y a toujours des
moyens d’amenuiser la douleur. Clow espérait
simplement trouver le bon moyen…
« - Evidemment que je te fais
confiance, mais je ne suis pas aveugle ! Regarde toi, tu es si pâle et cette
toux… »
Yuë ne lui avait pas laissé le temps. L’argenté qui était
si réfléchi en temps habituel, semblait perdre toute patience et cohérence,
tant l’inquiétude semblait le submerger. Clow se
surprit à se demander si l’instinct de son amant ne lui avait déjà pas tout dit
? Cela voudrait dire que ce dernier n’était encore prêt à cela. Ce qui
n’arrangeait pas les affaires du magicien qui hélas ne pouvait retarder
l’échéancier. Il aurait aimé le faire, pour son amant, cette perle de pureté
qui semblait se perdre dans des interrogations et qui se refusaient d’accepter
les réponses, qui pourtant, venaient à lui. Il lâcha un soupire à peine audible
puis, sans raison, attrapa Yuë par les épaule et
l’enveloppa de ses bras. Le rassurer, juste le rassurer, voilà ce que voulait
le brun à ce moment précis. Il ne voulait plus voir ce regard cristallin
inquiet, plus voir cette peur, cette tristesse qui semblait envahir peu à peu
l’homme qu’il aimait. Non, il ne voulait rien de cela pour lui…
« - Yuë…
chut… Calme toi ! » Une main passa dans le dos et le caressa
doucement apportant une douce chaleur réconfortante à l’argenté. « - Je
sais que tu as des craintes, je sais ce que tu ressens au fond de toi. Tu as
peur, tu ne comprends, tu es perdu… N’est-ce pas ? » Pour simple
réponse, une affirmation de la tête, et un regarde qui se croisa un court
instant. « - Mais rassure-toi, il va arriver rien de grave, juste des
choses habituelles de la vie, des choses simples que tout le monde connaît…
Même toi Yuë tu les connais. Elles sont encrées
là… » Il pointa le cœur de l’argenté avec un geste ampli de douceur.
« - Tu dois juste apprendre à écouter ce que ton cœur te dit et le croire…
Tu veux bien essayer ? Un instant ? Juste pour entendre ce qu’il
essaie de te dire mais que tu te refuses d’entendre… »
Clow n’était pas sûr que Yuë
fasse cette effort, car au fond, il comprenait que l’argenté ne voulut pas
découvrir ce qu’il ressentait par instinct. Qui serait prêt à approuver la mort
de l’être aimé, comme ça, d’un coup, sans possibilité de pouvoir le
retrouver ? Personne et plein de monde à la fois. La nature humaine était
tellement diversifiée. Mais voilà, Yuë n’était pas
humain, il était un gardien de lune, un être qu’il avait créé pour l’aider dans
sa tâche, avec Kéro. Mais voilà, Clow
n’avait pas prévu une chose dans son projet, c’était de tomber amoureux de sa
création, qui ne l’était plus vraiment. Elle avait tellement évoluée, elle
s’était épanouie. Le Yuë des débuts était très loin à
présent… Oui, si loin…
~ Je suis désolé, cela va
être dur pour toi, vraiment très dur. Mais je te promets que quelqu’un d’autre
prendra soin de toi, j’y veillerais. Tu vas l’apprécier, bien sûr, au début, tu
jouera le froid, les durs, mais au fond, tu finiras pas l’aimer. Peut-être pas
comme tu m’aimes, mais tu l’aimeras… Je t’en fais le serment… ~
Le magicien ne put guère se
perdre plus dans ses pensées puisque l’élu de son cœur se décidait enfin à
réagir à ses mots. L’argenté avait réfléchit, s’était encore posé cette
question : qu’était-il entrain de se passer ? Mais il n’avait pas trouvé
de réponses, pas immédiatement. Puis, doucement, écoutant son cœur, comme on
lui avait demandé de faire, il entendit. Ce fut un murmure au départ, des mots
à peine compréhensible… perte, souffrance, mort… Des mots indéchiffrables qu’il
ne voulait pas entendre. Pourtant le murmure s’éleva, grandit, devint de plus
en plus claire. Des phrases se formèrent, et au finale, alors qu’il ne voulait
plus entendre, il comprit, il savait ce que son instinct lui criait déjà depuis
longtemps : Clow disparaissait… Tu es en train
de le perdre, il se meurt, tu souffres, mais tu ne peux le retenir. Tu dois lui
dire adieux… Non pas adieux, il s’y refusait, il ne voulait pas. Non, il ne
voulait pas le perdre, ce n’était pas juste, il était immortel, il n’y avait
qu’à voir son visage, il était jeune, si jeune… Tu vas le perdre. Il se meurt… Yuë s’écarta de Clow pour prendre
sa tête entre ses deux mains. Non, il ne voulait pas cela…Une larme s’échappa,
un doigt la recueillit…
« - Chut… Ne pleurs pas,
s’il te plait, garde ton sourire. Tu sais à présent, accepte, mais s’il te
plait ne me laisse pas le souvenir de ta tristesse… »
Un baiser sur le font vint
clôturer cette étrange requête. Une mèche fut replacée derrière une oreille. Un
sourire doux et protecteur. Pourtant ce teint, ce teint si pâle. L’argenté ne
voyait que cela, cette image s’imposait à lui. Il ne voulait pas le perdre, pas
lui, pas cet homme. C’était si injuste… Yuë refusait
de comprendre, mais pouvait-on lui en vouloir ? Il n’était qu’après tout
un adolescent, sous une forme adulte, mais finalement un adolescent qui faisait
à sa façon, un caprice pour ne pas perdre le seul être qu’il n’avait jamais
aimé. Non, on ne pouvait pas lui en vouloir, on ne pouvait que comprendre,
réaliser, espérer que l blessure qui s’entrouvrait en son sein allait
s’amenuiser. Oui, on ne pouvait faire que cela devant cela. Clow
le voyait ainsi, mais pour le moment, il voulait penser cette douleur, ne plus
voir ce qu’il voyait dans le regard de son amant…
Le magicien attrapa la main
de l’être magique. Il le guida vers la fenêtre et pointa la lune qui était à
son paroxysme et qui régnait en maître dans le ciel d’apparence majestueuse. Il
voulait faire comprendre à cet être en colère ce qu’il était, ce qu’était sa
vie, la vie, ce qu’était tout simplement le monde. Mais pas comme dans un court
d’histoire, ni comme une leçon d’un professeur. Non d’un amant aimant qui veut
laisser en héritage à son aimé son cœur, ses rêves et tout bonnement son
avenir…
« - Regarde la lune, tu la vois ? Et bien
elle sera toujours là, elle semble éternelle. Enfin pour une vie d’humain, car
viendra un jour, où elle disparaître. Yuë… » Clow se tourna vers lui, il posa main sur sa joue la
caressant avec douceur. Devant ce geste, le gardien ferma les yeux et profita
de cette présence apaisante et tellement rassurante. « - … Je sais que tu
ne veux pas me voir disparaître, comme moi je refuserais que cela t’arrive. Ce
sentiment est normal, mais tu ne peux rien faire contre cela. Je veux que tu
gardes le sourire. Le même sourire que tu me fais quand tu es seulement avec
moi, ce sourire que tu fais lorsque Kéro a affaire à
la carte de la bulle mais que je suis le seul à déceler. » Un sourire
naquit sur les lèvres de l’argenté qui comprenait peu à peu ce que Clow essayait de lui faire comprendre. C’était si simple et
si dur en même temps… « - Je sais que je te demande beaucoup, mais offre
moi le plus beau de toi pour cette dernière nuit. Pour ces souvenirs se
scellent à jamais en toi et que tu vives pour nous deux… »
Clow s’arrêta là, il décida de laisser le temps à Yuë d’accepter, digérer et finalement choisir. Il savait
très bien que le temps leur était compté, mais ce n’était pas important. Ce qui
était important, était son amant, cet être qui illuminait son corps quand son
regard tombait dans le sien. Celui qui avait réussit à lui faire oublier que la
vie n’était pas qu’un jeu et qui lui avait remit un peu de sérieux. Oui, cet
homme qu’il aimait… Et cet homme se mit à réagir. Il vint vers Clow,
lui prit la main et l’entraîna à sa suite. Et le força, avec douceur, à
s’asseoir sur le lit et doucement, il fit glisser sa tunique blanche sur son
corps pâle. Yuë venait de prendre une décision. Il
voulait vivre ses derniers instants avec l’élu de son cœur en partageant la chose
la plus belle qu’il avait à lui offrir, son amour…
« - J’ai compris… Je te
promets de ne jamais oublier tout ce que tu m’as apprit. Clow
je t’aime, et si tu dois disparaître, je veux avant, te montrer à quel point tu
es important à mes yeux… »
Le gardien marqua un silence
qui fut rompu part une main qui l’attrapa et le tira. Un « J’ai
compris » suffit à lui rendre le sourire…et la parole. « - Je veux
juste être encore une fois être à toi… » Laissant son cœur s’exprimer, un
baiser vint ponctuer cette requête qui fut approuvée, puisque deux corps
glissèrent doucement dans les draps de ce grand lit… Clow
étreignit doucement le corps de Yuë, cet être si
exceptionnel, qui avait été sa création et qui ne l’était plus. Le regard du
magicien fut rivé pendant quelques secondes sur celui du gardien de la lune. Il
voulait à jamais graver son image en son esprit, en son cœur…. L’image de l’être aimé il l’emporterait avec
lui, lors de son dernier voyage. Doucement il se pencha et embrassa les lèvres
tendre de l’argenté. La réponse de Yuë
fut immédiatement, celles-ci s’ouvrirent sous celles de l’être aimé, du seul
être à qui il avait offert son cœur. Sa douce langue se lança à la rencontre de
celle de Clow, jouant doucement avec sa jumelle. Le
gardien de la lune ferma les yeux appréciant cette simple et délicate caresse,
cet échange si particulier pour lui… Tandis que leurs lèvres exprimaient tout
l’amour qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre, les mains du magicien ouvrirent
de délicatement le peignoir, partant à la découverte de ce corps à qui il avait
lui-même donné la vie. Le baiser fut lentement interrompu et doucement Clow posa
son regard sur le corps offert, cette anatomie si délicate, si parfaite… Sa
peau pâle parfaitement représentation des rayons lunaires, du gardien… Une
délicieuse teinte rosée envahirent les joues de l’être magique, un sourire
éclaira les lèvres du magicien, un sourire tendra, rassurant. Le regard de l’argenté se fit fuyant, son souffle commença à s’échapper
doucement en saccade de ses lèvres… La chaleur du corps de Clow
qui venait de se débarrasser de son peignoir l’enivrait déjà… Un baiser sur ses joues, un sur ses lèvres,
des baiser tels des ailes de papillons
effleurant ses épaules délicates, son torse, son ventre. Les gémissement de l’argenté
s’entremêlant aux mot d’amour du
magicien emplissant la chambre d’une mélodieuse musique : celle de
l’amour. Clow prépara tendrement, son aimé, son
tendre gardien de la lune…
De nouveaux et langoureux
baisers échangés, deux mains qui s’entrelacent sensuellement, deux corps qui
s’enlacent passionnément…. En cette nuit unique, baignés par les rayons de la
lune deux corps enlacés se mirent en mouvement au rythme de leur cœur battant à
l’unisson…. Le magicien se montra tendre et doux par ses gestes, Clow montrait à Yuë la profondeur
de son amour, lui avouait ses sentiments…. Les bras fins de l’argenté enlaçant
le cou du brun, ses cuisses fermes et délicates sensuellement enroulé autour de
sa taille, son corps suivant le mouvement tantôt langoureux, tantôt
passionné de celui-ci de son amant, répondant à la déclaration du magicien,
acceptant pleinement cet amour… Ce sentiment unique que jamais il se le promet
il n’éprouvera pour un autre que lui. La passion des deux amants atteignit son
paroxysme, leurs deux corps se tendirent passionnément, leurs gémissements
mutuels emplirent d’avantage la pièce… Puis ce fut le silence… doucement les
deux corps retombèrent sur le lit. Seul le bruit de leur respiration haletante
s’élevait encore dans la nuit… Leurs mains demeurèrent enlacées. Clow releva doucement le visage plongea son regard dans
celui de son aimé, admirant son magnifique gardien de la lune…. Imprimant une
fois de plus ses traite si fin, si délicats en sa mémoire, en son cœur… Ce
moment fut merveilleux, enchanteur pour les des amants, aucune paroles n’avait
été prononcées, seule leur cœur, leur corps avait parlé….. Le magicien sourit
tendrement à son aimé avant de lui murmurer ses deux mots si délicieux. Ces
mots magiques :
« - Je t’aime… »
Le temps arrivait à échéance,
dans un conte, douze coups sonnaient la fin d’un rêve, aujourd’hui c’est l’aube
naissante. Le brun enserra l’argenté, il lui baisa le front, et lui remit une
dernière fois une mèche derrière les oreilles. Il se redressa alors, le temps était
compté. Il ne voulait pas que son amant, cet amour éternel, le voie
disparaître, il voulait lui épargner cela, sachant déjà que la douleur serait
déjà grande. Une incantation : Clef du sceau sacré qui révèle le pouvoir
obscure, révèle moi ta puissance, Moi, Clow Read, je
te l’ordonne ! Et un septe apparut, son septe. Yuë
ne comprit pas, un silence s’installa, juste deux secondes. Puis une
explication apparut. Simple, mais douce, aimante, distante, mais sincère et
douloureuse en même temps. Un déclaration de l’âme, il déclaration du cœur.
« - Yuë,
je te confie nos souvenirs, et ce qui était notre vie. Dans un avenir très
proche, un nouveau maître des cartes apparaîtra, je te confie leur garde, tu
jugeras ce maître, et peut-être l’aimeras-tu ? … »
« - Je n’aimerai
personne d’autre… »
« - Yuë,
je veux que tu aimes à nouveau. C’est pour cela que tu vas dormir dès
maintenant. N’oublie jamais que je t’aime Yuë… garde
cela caché au fond de toit pour ton éternité… »
Les mots furent à peine dits
que le gardien se retrouva soulevé du lit. Ses deux magnifiques ailes blanches
apparurent pour envelopper son corps pâle et nu. Un cercle magique clôtura la
scène et l’argenté disparut alors que sur le livre de Clow
on put voir le signe de la lune apparaître. Le septe retourna sur sa forme
simple et le magicien rejoignit son fauteuil à bascule. Il s’y installa et fixa
la lune. Deux minutes venaient de s’écouler, deux petites minutes qui lui
avaient parut une éternité. « - Soit Heureux Yuë,
je veillerais à cela… » Ce fut les derniers mots d’un homme à son amant
alors qu’il disparaissait en même temps que le soleil apparaissait… Atropos
venait de couper un nouveau fil de vie…
Un silence s’installa, pas un
bruit, plus rien. Qui aurait put dire que dans cette pièce, il y a tout juste
deux minutes, deux êtres s’échangeaient dans une complainte mélodieuse leur
dernier instant d’amour ? Au décor, il ne reste plus que ce fauteuil à
bascule qui continue de se bercer devant le soleil naissant et ce livre rouge,
marqué du saut de la lune, fermé…à tout jamais ?
Owari